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Mon actualité d'auteur, mes textes, mes coups de coeur, mes coups de gueule, tout ce que j'aurai plaisir à vous faire partager !

La Morte des Tourbières (Jean-Louis Nogaro)

 

  La morte  Editions du Caïman  En vente dans toutes les bonnes librairies.

 

 

 L’avis d’une lectrice qui en pince pour les bons polars, avec une faiblesse pour les Mankel (la faute à Jean-Louis, fallait pas m’en parler !), les Indridason entre autres.

 

Ce que j’attends d’un bon roman policier ? Une intrigue qui tienne en haleine, une atmosphère qui englobe les personnages et le récit dans sa toile, une pointe d’aventure amoureuse et une touche d’humour, sans oublier une écriture de qualité.

Tout cela, je l’ai trouvé dans La Morte des Tourbières (tout comme on le trouvait dans les précédents romans du même auteur) mais avec ce dernier en date, Jean-Louis Nogaro s’affirme dans les trois registres.

L’intrigue : un étudiant en école de journalisme à Strasbourg débarque sans enthousiasme, à l’occasion d’un héritage, dans un petit village du Haut Pilat. Au fil de ses rencontres, de ses déboires avec la population locale, il sera amené à élucider le mystère qui entoure la mort de cette femme, sa tante qu’il n’a jamais connue, retrouvée estourbie dans une tourbière. On pourrait dire d’ailleurs des intrigues car Ludovic Mermoz va vivre pas mal de mésaventures et faire ressurgir de vieilles histoires pas jolies, jolies.

Quant à l’atmosphère, c’est celle d’un petit village où l’étranger au pays n’est pas bienvenu, où l’on entretient des rancoeurs, des haines tenaces, où l’on règle ses comptes à coups de poings, d’attaques sournoises, où l’ambition suprême est de faire entrer son fils dans l’équipe de basket, sa fille dans celle des majorettes. Et pour cela, on est prêt à bien des horreurs. Une atmosphère qui pèse lourd sur les épaules de Ludovic qui a du mal à savoir qui sont les méchants, qui sont les gentils et qui se pose la même question à propos de sa tante. Qui était-elle vraiment ? Quel rôle jouait-elle dans cet univers retors, replié sur lui-même ?

Quant à l’écriture, que dire ? Que ça coule bien, que c’est varié, que les savoureuses expressions du patois local pimentent agréablement la lecture.

Bref, de l’excellent Nogaro, le meilleur à mon avis. A consommer sans modération.

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